phonono{~}audio :: Les nouveaux artifices s'écroulent...

Archives
{~}
Copainz
{~}
Bêtisier
{~}
Chozz
{~}
Lienz
{~}
Photo artistik
{~}
Romans
{~}
RPG
{~}
MÜZIK
phonono{~}audio

EarPlugz

EARPLUGZ 2001
EARPLUGZ 000 : Le Nombre
EARPLUGZ 001 : Mahler 2
EARPLUGZ 002 : Trans Am
EARPLUGZ 003 : Girls Against Boys
EARPLUGZ 004 : Börte
EARPLUGZ 005 : Lab
EARPLUGZ 006 : Sigur Rós
EARPLUGZ 007 : Apocalyptica
EARPLUGZ 008 : James Taylor Quartet
EARPLUGZ 009 : Värttinä
EARPLUGZ 010 : Jori Hulkkonen
EARPLUGZ 011 : Angelit
EARPLUGZ 012 : Transkaakko
EARPLUGZ 013 : In Flames
EARPLUGZ 014 : Finntroll
EARPLUGZ 015 : Probot




:: Blog code :

B3 d++ t k++ s- u f i+ o+ x+ e+ l- c+

:: Stats :
Str 9 Int 17 Wis 15 Dex 7 Con 13 Chr 14 ::

:: phononaute = trentenaire
+ un enfant
+ deux mariages
+ trois ordinateurs
+ quatre chattes
+ cinq langues
+ six universités
+ sept nations visitées
+ huit diplômes
+ neuf livres à la naissance
+ dix ans de dettes d'études ::

---

Commentaires, suggestions
et menaces de mort

(enlevez les deux @ de trop)

SEVARA NAZARKHAN :
Musiciens accompagnants la chanteuse :
Toir Askar (oud) [sur Gozal Dema]
David Fiuczynski (guitare);
Toir Kuziyez (doutar, tambour, ud, sato, saz, setor);
Abdurahmon Holtojiev (cheng, konun);
Xurshid Aripov, Abdulahat Abdurashidov (nai);
Hectoz Zazou (claviers, boucles);
Shuhrat Toir-Ogli (contrebasse);
Shuhrat Mirusmanov (percussions)

DISCOGRAPHIE :

- Bahtimdan - cd (1999)
- ulug"imsan vatanim remixes- cd (2000)
- Ne Keshar- cd (2002)
- Yol Bolsin- cd (RealWorld, 2003)

- Gozal Dema - cd et téléchargements (Calabash, 2004)

Sevara Nazarkhan est originaire d'Ouzbékistan, une république d'Asie Centrale créée par l'Union Soviétique et indépendante depuis 1991. Elle vit à Tashkent, la capitale, une grande ville multiculturelle qui a été autrefois un pôle important de la Route de la Soie.

J'ai connu Sevara par hasard en 2000, cherchant la discographie de Yulduz Usmanova, autre chanteuse pop ouzbek célèbre pour sa réinterprétation de chansons du répertoire traditionnel. À l'époque Sevara n'avait pas encore d'albums disponibles en Europe et en Amérique du Nord mais depuis sa particpation de la tournée 'Growing Up' avec Peter Gabriel et sa collaboration avec le Français Hector Zazou elle a endisqué pour RealWorld.

Sevara n'est pas la nouvelle sensation pop jetable ni la saveur du mois version exotique. Elle a étudié (et étudie encore) au conservatoire de musique de Tashkent, sait jouer du doutar (instrument à cordes se rapprochant de la mandoline) et roule sa bosse sur la scène de la capitale ouzbek depuis 1988. Elle a tenté plusieurs aventures musicales (dont le jazz fusion avec Taxi Blues) mais la synthèse d'influences occidentales et orientales lui va non seulement à merveille, il s'agit d'une philosophie qui renoue avec le riche passé de l'Asie Centrale, point d'échange important entre Europe méditerrannéenne et Asie de l'Est. Sur Yol Bolsin, sorti en 2003, on retrouve des chansons paysannes, des hymnes du soufisme et des pièces du folklore ouzbek, rehaussées de sa voix chatoyante et recontextualisées pour un public moderne, à la fois de là-bas et d'ici. À Tashkent, on l'arrête sur la rue pour la remercier de polir les joyaux du répertoire traditionnel, en Occident, Peter Gabriel lui-même lui offre de se joindre à lui en tournée mondiale. Cliquez ici pour voir les vidéos de la diva.

Si Yol Bolsin est un compromis pour gagner davantage de fans en Occident, les puristes pourront toujours se rabattre sur Gozal Dema, une collection de pièces acoustiques tirées du répertoire traditionnel de la Route de la Soie. On peut aussi télécharger les mp3 de son premier album Bahtimdan, élu disque Ouzbek de l'année et comportant des titres en russe, sur le site UzDessert.uz.

Visitez le site de la chanteuse

EIVØR PÁLSDÓTTIR (photo prise en entrevue):
Musiciens accompagnants la chanteuse :
EŠvarŠ Lárusson (guitare)
Birgir Bragason (contrebasse)
Petur Grétarsson (batterie)

DISCOGRAPHIE :

- Eivør Pálsdóttir - cd (Tútl, 2000)

- Krákan - cd (12tonar, 2003)

Eivør Pálsdóttir est née dans les Îles Féroé, un archipel de 45 000 habitants, territoire autonome du Danemark situé à mi-chemin entre l'Islande et la Norvège.

Elle chante sur son premier album solo à 17 ans, a prêté sa voix à maintes occasions pour les superbissimes aventures musicales Clickhaze et Yggdrasil. Celle dont la voix transporte nos âmes vers d'autres dimensions possède à la fois une verve et un calme qui imposent le respect. La complainte la plus mélancolique et le boogie-jazz le plus enjoué sont entonnés avec autant de conviction et de facilité. Son héritage culturel et sa passion pour la musique permettent à sa voix de se marier à merveille avec toutes les pièces qu'elle interprète.

Ses deux albums sont puissants de vérité, comme si le son cristallin de sa voix ne saurait énoncer un seul mensonge. Elle sait aussi laisser la place à ceux qui lui ont montré la voie (dont son grand-père, qui chante sur le premier album). Une voix qui vous réchauffe, même dans les pires hivers humides de vents salés qui vous transperce les os jusqu'à la moëlle. Son ton chatoyant vient lui aussi jusqu'aux tréfonds de notre corps.

Visitez le site de la chanteuse

YAT-KHA (la photo ci-dessus date de 2001):
Albert KUVEYZIN - voix, guitare électrique, yat-kha
Evgeniy TKACHOV - batterie
Radik TIULIUSH - voix « Khöömei», igil
Zhenya TKACHOV - percussion, kengyrgy (Tuvan bodhran), voix
Alexei SAAIA - violoncelle morinhuur
Mahmoud SKRIPALTSCHCHIKOV - basse
Sailyk OMMUN - voix, yat-kha

DISCOGRAPHIE :

- Khan Party - cs (autoproduit 1993)
- Yenisey Punk - cd (yat-kha records, 1995)
- Dalai Beldiri - cd (BMG,
1999)
- Aldyn Dashka - cd (yat-kha records, 2000)
- tuva.rock - cd (yat-kha records, 2003)

extrait mp3 : Kadarchy

Yat-Kha a joué en public pour la première fois en 1991, au « Voice of Asia Festival » à Alma-Aty, Kazakhstan.

Brian Eno a été suffisamment impressionné pour inventer un « Prix Spécial » destiné au chant de gorge unique « kanzat » hyper-bas d’Albert KUVEZIN.

Depuis lors, la musique de Touva a laissé son empreinte sur le globe. Yat-Kha, avec un mélange audacieux d’instrumentations modernes et classiques, ont poussé encore plus loin l’audace de ces prédécesseurs, se bâtissant ainsi une réputation auprès d’auditoires variés et faisant leur apparition à des festivals de musique folklorique, des sessions d’improvisation jazz, des clubs punk rock, des événements Nouvel Âge, les WOMADs, des festivals pour enfants et même des salles de concert classique.

Ils ont à leur actif 4 albums – se plaçant dans les premières positions des palmarès Musique du monde Europe et remportant plusieurs prix, de « Découvertes » RFI, à « Preis der Deutschen Schallplatten Kritik » en passant par le top 10« Weird 99 » de Tower Records.

Le nouveau CD « tuva.rock», se compose de nouvelles et de vieilles chansons. Des pièces comme Come Along, Dorug Daiym, Teve-Khaya, Khandagaity dont déjà partie de leur spectacle. La pièce-titre 'Tuva Rock' est l'hymne officieux de l'underground et des musiciens rock de Touva. Il y a des arrangements de chansons traditionnelles, comme Eki Attar et plusieurs nouvelles compositions de Yat-Kha. La chanson Uzhur-La Bar a commencé par une mélodie composée par Albert pour un conte de fées musical, accompagné du chant du regretté chanteur touvine Kan-ool Mongush. Radik Tiuliush a écrit de nouvelles paroles pour cette chanson un mois avant que le groupe n'entre en studio en France pour enregistrer Tuva Rock avec le réalisateur Paul Corkett, qui a travaillé avec Placebo, Nick Cave, et Sixteen Horsepower.

Aujourd’hui les anciens membres Aldyn-ool SEVEK et Alexei SAIAA se reposent pour l’instant dans les montagnes, en congé de paternité. Le groupe est maintenant accompagné par une chanteuse de 21 ans qui utilise le style supérieur répandu aussi en Mongolie, Sailyk OMMUN.

Pour la toute première fois, Yat-Kha a repoussé une autre frontière grâce à une interprétation unique et époustouflante en concert de la trame sonore du classique de l’ère soviétique, Storm over Asia par le réalisateur formaliste Vsevolod Pudovkin.

Visitez le site du groupe

TRANSKAAKKO (la photo ci-dessus date de 2000):
Minna Isojunno : Percussions
Pentti Dassum : Guitares
Janne Mäkelä : Bouzouki + voix
Jaakko Isojunno : Haut-bois, flûte à bec ténor, didgeridoo + voix
Pasi Nurmi : Oud
Suvi Virta : Voix
Minna Tiikkainen : Voix
Juha Aaltonen : Percussions
Pekka Rappu : Basse + voix

DISCOGRAPHIE :

- Muki -mcd (Zerga, 1997)
- La pièce « Kulma » sur la compilation internationale
Angels Of Life In A Psychic Wasteland (Eerie Materials, 1998)
- Arpi -mcd (Zerga + Poplivion,
1999)
- Kiveen Veistetty (Zerga, 2000)
- Uuni (Zerga, 2003)

extrait mp3 : Uumen

TRANSKAAKKO a commencé sous la forme d'un sextuor en 1995, et s'est développé en mammouth à 9 têtes. Au sein du groupe oeuvre des musiciens originaires de Helsinki, Turku et Pori. En arrière-plan, on retrouve le groupe-culte BALKANIN JUHLA, dont la carrière musicale exclusivement acoustique a débuté en 1981. Jaakko est le dernier membre encore actif de cette formation.

Les racines de leur musique plongent dans les traditions klezmer, fenno-ougrienne ainsi que l'influence des Balkans. Avec le temps, le son du groupe a évolué pour devenir plus sinistre, une machine plus grinçante. La combinaison de mélodies et rythmes slaves avec une certaine attitude s'est avérée efficace. Leur son peut être considéré, en termes ultra-simplifiés, comme la rencontre de Värttinä et de Smashing Pumpkins.

Le groupe a fait paraître par ses propre moyens Kiveen Veistetty (Gravé dans la pierre), un CD longue durée de matériel particulier commandé par la direction du nouveau musée de Nautelankoski à Lieto, en Finlande.

À l'automne 2000, ils ont commencé à enregistrer du matériel pour le prochain album. À l'heure actuelle (automne 2002), il est presque terminé.

Pour autre renseignements et mp3s, consultez le site de la maison de disques indépendante Zerga

Kayah - Jaka Ja Kayah (2000) :: Site web officiel

On connaît surtout les pays de l'Europe de l'Est pour leurs musiques folkloriques particulièrement entraînantes, mais, qui pourrait croire que le pays possède aussi ses divas de la pop internationale et qui peut se targuer d'avoir travaillé avec des chanteuses de renom. Elle possède à son actif deux autres albums, Kamién (1995), l'excellent Zebra (1998).
Kayah est à l'image même de ce courant, incarnant une diversité qui brouille de plus en plus les frontières musicales et ethniques, qui, sans totalement pousser l'hybridation, flâne entre r & b (Kiedy movisw), pop (Nie wiedzialam; chanson dédiée à son tout jeune fils), dance (Anol wiedzal), tango (Toplielice), drum & bass (Wbrew naturze). Il y a même une chansons à thème James Bond!

Sur la version nordaméricaine, les meilleures chansons de l'album sont celles qui n'ont pas été traduites en anglais, mais on peut quand même y apprécier les qualités vocales de la magnifique Kayah, dont le timbre feutré évoque Dalida et Shirley Bassey. Les percussions sont aussi à l'honneur sur quelques chansons de la deuxième moitié de l'album, mais les bijoux demeurent les chansons présentes sur les singles. Je vous offre un duo avec Cesaria, où Kayah aussi chante en portugais. Exquis. Écoutez vous-même.

Extrait mp3:
- Embracacao (duo avec Cesaria Evora)

 

Faye Wong :: Fables (2000) + Faye Wong (2001) :: Site web officiel

L'Asie, particulièrement l'Asie de l'Est, est un terrain fertile pour les chanteuses pop, et parfois ces chanteuses traversent les frontières; par exemple, le top 10 de la Chine continentale a été dominé par la scène taïwanaise dans les années 1990 (qu'on pense à Teresa Teng, entre autres) ou encore les artistes pop japonais qui font des concerts à guichets fermés à Hong Kong ou à Taïwan, ou encore les artistes coréens qui réussissent à se tailler une place dans les magasins chinois.

Pour le néophyte de la pop asiatique, les reproches tournent essentiellement autour de la piètre facture musicale, des paroles sirupeuses, des tons mièvres et de la réalisation surfaite.
Faye Wong s'est passablement éloignée du stéréotype de la chanteuse préfabriquée, intégrant non seulement des influences occidentales mais améliorant et ingestant ces éléments pour ne conserver que l'essentiel.
Pour les connaisseurs de films asiatiques un peu raffinés, Faye Wong est une actrice dans le film de Wong Kar-Wai, Chungking Express-- l'assistante travaillant dans un stand de fast-food, dans la seconde partie; le personnage, d'une manière obsessionelle et adolescente, tombe amoureux d'un policier. La trame sonore du film contient deux reprises des Cranberries chantées par Faye Wong, dont Dream Person. Née à Beijing, et vivant à Hong Kong, elle peut chanter autant en chinois mandarin qu'en cantonais. Les Cocteau Twins l'ont beaucoup inspiré sur un de ses derniers albums, Fúzào (Impétueux), sur lequel on peut entendre, entre autres, du scat à la chinoise.
Elle a aussi chanté la chanson thème de Final Fantasy VIII.

Pour Fables, Faye Wong (avril 2000) entame un voyage dans le Trip-hop à la Goldfrapp sur les cinq premières pièces de l'album, notamment Chanel, qui lui sied très bien et qui gagne des nouveaux fans. Elle garde quand même un pied dans le style light rock qui lui va à merveille, tout en y apportant sa subtile touche d'originalité qui la fait ressortir de la pléthores d'égéries pop, un peu comme T'arcy. La meilleure pièces est Au revoir petite Luciole, avec violons et grandiloquence digne d'un thème de James Bond.
Pour son dernier album, un CD double éponyme, encore plus de styles sont explorés, par exemple le gros rock avec la chanson Wings Of Light (qui ouvre l'album) ou le drôlatique Colorblind, à la Suzanne Vega. Derrière des rumeurs de retraite, ces deux albums sont d'excellentes introductions à Faye Wong, mais même les fans les pus aguerris y trouveront leur compte, surtout avec les vidéoclips et les pubs de Head & Shoulders (!). Ceux qui désespèrent des paroles en chinois madarin ou en cantonais peuvent toujours chercher les centaines de fanasites où certains s'évertuent à la traduire.

©2002 Tout droit vers la voie réservée. N'ajustez pas votre salsepareille. Vous serez cons fondus. Toute copie est inférieure à l'orginal de toute façon.