novembre 06, 2009
{~} La vaccination ne cause pas l'autisme {~}

Plusieurs scientifiques et médecins, ainsi que la quasi-totalité des personnes oeuvrant dans le monde de la santé haussent les sourcils face à l'accusation, lourde de conséquences, que la vaccination cause plus de torts que de bien.
De nombreux groupes de citoyens concernés ont récemment fait irruption, brouillant même parfois le discours des médias, au point où le conspirationnisme devient la norme.

Cette hystérie semi-collective, cette peur de la vaccination n'est pas nouvelle. En effet, historiquement, de nombreux groupes se sont opposés à la vaccination, ou à son prédécesseur, l'inoculation. Lors des balbutiements de cette découverte scientifique primordiale, des leaders religieux clamaient haut et fort que c'était "contre la volonté de Dieu" que de vacciner les gens. Le même argument est utilisé par les musulmans fondamentalistes du nord du Nigeria, faisant partie de la hargne contre tout ce qui est Occidental -- au même titre que le maquillage pour les femmes. La résurgence de la poliomyélite dans cette région fait réfléchir.

Le mal causé par les vaccins semble sans limite -- comme la bêtise humaine -- et on a accusé les vaccins de plusieurs torts. Selon certains parents, une des conséquences les plus néfastes de la vaccination serait l'autisme, dont les cas auraient augmenté ces dernières années en raison de la vaccination préventive chez les nouveaux-nés et les enfants en bas âge. Par exemple, ces groupes prétendaient que le thiomersal (ou thimérosal) un agent de conservation, était la source de cette augmentation de l'autisme. Toutefois, le thimérosal n'est plus utilisé comme agent de conservation depuis 1999, et malgré cela les cas d'autisme ont quand même augmenté. Certains groupes ont alors changé de discours et commencé à prétendre alors que d'autres métaux présents dans les vaccins était la cause de l'autisme, provoquant une ruée de certains parents d'enfants autisme vers un traitement dangereux appelé "chélation" , visant à retirer tous les métaux lourds de son organisme. Certains enfants sont décédés suite à ce traitement à l'efficacité dubitative.

Pour que la vaccination cause l'autisme, si on regarde la réalité en face, certains détails importants doivent être ignorés. Par exemple, l'autisme frappe beaucoup plus les enfants masculins, selon un ratio de 4:1. Par contre, la vaccination, elle, est non-discriminatoire : on vaccine autant les filles que les garçons. Pourquoi alors l'autisme frapperait-il plus les garçons que les filles? Aucun argument de poids n'a été développé par les groupes de "citoyens concernés" à ce jour. Le ratio est d'une importance statistique qui ne saurait être ignorée.

L'autisme peut aussi se manifester chez un des jumeaux vitellins ou fraternels mais pas l'autre -- je connais personnellement deux cas. Comment expliquer que ces jumeaux, qui ont tous deux été vaccinés, n'aient pas systématiquement développé l'autisme, et ce, immédiatement après la dose? Pourquoi un et pas l'autre? Et également, pourquoi certains enfants non vaccinés développent quand même l'autisme?

Pour l'heure, le lien entre vaccination et autisme a une certaine crédibilité médiatique en raison de l'endossement par certaines célébrités qui acceptent mal l'autisme de leur progéniture, Jenny McCarthy par exemple, dont le seul 'credential' est son passage à Playboy il y a une douzaine d'années. Mais pour qu'une véritable crédibilité du lien causal entre vaccination et autisme existe, il faudra que les défenseurs de cette thèse apportent des faits vérifiables et des preuves en béton, au lieu d'ajuster constamment le tir de leurs boulets d'angoisse parentale sur n'importe quelle cible.

Posted by phonono at 10:48 AM
{~} La vaccination ne cause pas l'autisme {~}

Plusieurs scientifiques et médecins, ainsi que la quasi-totalité des personnes oeuvrant dans le monde de la santé haussent les sourcils face à l'accusation, lourde de conséquences, que la vaccination cause plus de torts que de bien.
De nombreux groupes de citoyens concernés ont récemment fait irruption, brouillant même parfois le discours des médias, au point où le conspirationnisme devient la norme.

Cette hystérie semi-collective, cette peur de la vaccination n'est pas nouvelle. En effet, historiquement, de nombreux groupes se sont opposés à la vaccination, ou à son prédécesseur, l'inoculation. Lors des balbutiements de cette découverte scientifique primordiale, des leaders religieux clamaient haut et fort que c'était "contre la volonté de Dieu" que de vacciner les gens. Le même argument est utilisé par les musulmans fondamentalistes du nord du Nigeria, faisant partie de la hargne contre tout ce qui est Occidental -- au même titre que le maquillage pour les femmes. La résurgence de la poliomyélite dans cette région fait réfléchir.

Le mal causé par les vaccins semble sans limite -- comme la bêtise humaine -- et on a accusé les vaccins de plusieurs torts. Selon certains parents, une des conséquences les plus néfastes de la vaccination serait l'autisme, dont les cas auraient augmenté ces dernières années en raison de la vaccination préventive chez les nouveaux-nés et les enfants en bas âge. Par exemple, ces groupes prétendaient que le thiomersal (ou thimérosal) un agent de conservation, était la source de cette augmentation de l'autisme. Toutefois, le thimérosal n'est plus utilisé comme agent de conservation depuis 1999, et malgré cela les cas d'autisme ont quand même augmenté. Certains groupes ont alors changé de discours et commencé à prétendre alors que le mercure dans les vaccins était la cause de l'autisme, provoquant une ruée de certains parents d'enfants autisme vers un traitement dangereux appelé "chélation" , visant à retirer tous les métaux lourds de son organisme. Certains enfants sont décédés suite à ce traitement à l'efficacité dubitative.

Pour que la vaccination cause l'autisme, si on regarde la réalité en face, certains détails importants doivent être ignorés. Par exemple, l'autisme frappe beaucoup plus les enfants masculins, selon un ratio de 4:1. Par contre, la vaccination, elle, est non-discriminatoire : on vaccine autant les filles que les garçons. Pourquoi alors l'autisme frapperait-il plus les garçons que les filles? Aucun argument de poids n'a été développé par les groupes de "citoyens concernés" à ce jour. Le ratio est d'une importance statistique qui ne saurait être ignorée.

L'autisme peut aussi se manifester chez un des jumeaux vitellins ou fraternels mais pas l'autre -- je connais personnellement deux cas. Comment expliquer que ces jumeaux, qui ont tous deux été vaccinés, n'aient pas systématiquement développé l'autisme, et ce, immédiatement après la dose? Pourquoi un et pas l'autre? Et également, pourquoi certains enfants non vaccinés développent quand même l'autisme?

Pour l'heure, le lien entre vaccination et autisme a une certaine crédibilité médiatique en raison de l'endossement par certaines célébrités qui acceptent mal l'autisme de leur progéniture, Jenny McCarthy par exemple, dont le seul 'credential' est son passage à Playboy il y a une douzaine d'années. Mais pour qu'une véritable crédibilité du lien causal entre vaccination et autisme existe, il faudra que les défenseurs de cette thèse apportent des faits vérifiables et des preuves en béton, au lieu d'ajuster constamment le tir de leurs boulets d'angoisse parentale sur n'importe quelle cible.

Posted by phonono at 10:31 AM