Vous aimez les belles baies jaunes soleil coupées dans vos céréales le matin ou accompagnées de crème glacée nappée de chocolat? Profitez-en. Nous vivons peut-être les derniers jours de la banane telle que nous la connaissons à l'heure actuelle.
Grâce à la monoculture et les plantations du style agro-industriel, intensives, nous nous sommes retrouvés avec une seule variété de banane, comparé aux centaines qui existaient dans la nature. La variété qui arrive sur nos tables est la survivante d'une hécatombe qui a éliminé la variété Gros-Jean de la surface de la terre (Les bananes dans le temps des conglomérats style Del Monte étaient bien plus grosses et sucrées qu'aujourd'hui), causé par une maladie foudroyante qui a défié la science.
C'est déjà arrivé dans le passé, et ça va se produire bientôt. Comme nous n'avons qu'une seule variété, nous risquons de perdre à tout jamais la banane de nos tables. Ce qui est dommage car c'est un des fruits les plus nourrissants qui soit.
Lire l'article dans Popular Science.
C'était le titre d'un excellent livre lu dans les année 1990, à propos de la manière dont même les cartes géographiques peuvent être dessinées de façon à camoufler la réalité ou à ne montrer qu'une partie à des fins politiques.
Parfois, c'est par accident. Comme sur cette carte de MapQuest. C'est quand même un drôle d'accident...
No, again, not the noise punk band but rather the promise of U.S. forces to continue what the Soviet Union did with Azerbaijan, and help build and maintain military surveillance systems. Hey, an Empire's gotta do what it's gotta do.
Anything for the oil guzzlers south of the border.
No, not the band, but the bunch of sick MFs who think they're brave because they do stuff like this. A special circle in Hell has been prepared just for those American "soldiers".
Les États-Unis continuent de faire comme s'ils vivaient dans un monde féérique où les voitures avancent avec des pincées de poudre de fées et que l'argent pousse dans les arbres.
Non contents d'avoir mis dans le trou 3 génération de citoyens, les militaires amerloques montrent une fois de plus l'ampleur du paradoxe, le gouffre de l'hypocrisie qui règne en imperator au sein de leurs têtes creuses, en achetant de grandes quantités du microbe Anthrax, considéré par la communauté internationale comme une dangereuse arme biologique et qui a déjà causé tout un émoi en Amérique même parce qu'elle était tombée entre les mains d'un désaxé...
Do as I say, not as I do.
Vous ne savez sûrement pas qui il est et pourquoi cette journée doit être célébrée en son nom mais, en ce 26e jour de septembre 1983, Stanislav Petrov a pris une décision de dernière minute en ignorant le protocole militaire et les informations du système informatique, sauvant ainsi le monde d'une Guerre nucléaire totale. Par pure coïncidence, cette semaine-là, sur les écrans états-uniens, était diffusé The Day after, un film montrant l'aftermath d'un conflit nucléaire entre l'URSS et les USA.
Donc, merci Stanislas d'avoir désobéi aux ordres de tes supérieurs et d'avoir ignoré une machine stupide.
J'ai eu une grande discussion avec dale et sa mère à propos du film The Matrix et de l'eschatologie derrière cette oeuvre. Pour moi, il était clair qu'il s'agissait d'un message néo-catholique alliant technophobie et l'idée de Rapture (la fin du monde, le Dernier Jugement) mais vu sous l'angle post-modernisant des cybertoyens.
C'était peu après la sortie du premier de la série.
Nous voilà en 2005, et après trois films Matrix, je crois que mes impressions n'étaient pas si mal fondées finalement.
Les Caholiques américains tentent de recruter des adeptes et surtout de redorer leur image auprès des jeunes (avec le scandale des prêtres pédophiles, etc.) et c'est pourquoi certains diocèses états-uniens, pour faire entrer les jeunes dans l'orthodoxie, emploient des méthodes peu orthodoxes.
Je ne sais pas s'il y a matière à poursuite, comme pense dale. Après tout, les affiches ont été distribuées gratuitement à 1 800 jeunes depuis novembre dernier. There is no spoon or There is no God?
Aujourd'hui c'est le moment de laisser son bazou chez soi et d'essayer de voir si on peut encore mettre un pied devant l'autre (c'est la meilleure façon de marcher, comme dit la chanson) ou, mieux encore, de voir si vous tenez encore en équilibre sur une bicyclette...
Je le fais depuis 30 ans déjà...
Voilà le magazine Les Affaires repartis dans son mode Boule de Cristal encore une fois.
Cette fois-ci c'est le gars que je connais un gars qui a dit que c'est certain que le prix du baril de pétrole brut allait éventuellement baisser. Avant la fin de l'année. "L'expert dans le secteur énergétique" -- qui n'est pas nommé par M. Lalonde, le journaliste/astrologue... d'ailleurs, c'est quoi un expert en énergie? Quelqu'un qui sait comment contrôler ses buzzs de sucre? Une personne qui continue à faire le party même après que tout le monde se soit écroulé? Un pro de la radio 94,3 à "MMmmmontrééalll"? -- en question travaille pour un courtier indépendant et a été cité du Financial Post (fiou, ça commence à faire "jeu du téléphone"...) et selon lui, "les pays développés ont accumulé une quantité importante de brut en prévision de l'arrivée de l'hiver. Il s'attend donc à une baisse important du prix du baril de pétrole d'ici la fin de l'année, qui pourrait aller jusqu'à 45$US. Lors des 21 dernières années, il y a eu deux périodes où les pays développés ont fait grimper leurs inventaires, en 1985 et en 1997, affirme l'analyste. Chaque fois, le prix du pétrole a chuté grandement lors des mois suivants."
Bon. Primo mon p'tit two of spades (whoever you are), l'accumulation de pétrole brut ne change pas grand chose au marché si la quantité disponible au départ était déjà limitée. Les États-Uniens n'ont pas pigé dans leurs réserves stratégiques pour le fun. Et quand c'est rendu que l'Iran mesdames et messieurs, oui le Grand Satan lui-même, doit envoyer du pétrole aux States, ça va chier dans le ventilo...
Deuxio. De quels "pays développés" parle-t-il? Si au moins on avait une idée précise de qui et quoi, on pourrait vérifier et quantifier ces infos.
Tertio. L'hiver qui s'en vient va être TRÈS froid. Dans le genre stikifafrette. Alors les réserves vont probablement s'épuiser plus vite que prévu. Ce qui risque de faire re-grimper le prix plus vite même si, HYPOTHÉTIQUEMENT, il baisse jusqu'à 45 $.
Quarto. Il reste encore au moins deux ouragans dans le Golfe du Mexique. Rita va probablement fesser le Texas avec une force 4 (vu qu'il n'a pas ben ben plu dans la région après Katrina) et une autre va se développer mais de quelle force, ça dépend de Rita.
Cinquo. Les deux situations où le prix a chuté grandement, ne semblent pas avoir été liées nécessairement au restockage de l'inventaire, surtout pour 1997 où il y avait alors une crise économique en Asie de l'Est. Le prix pouvait baisser parce que les stocks mondiaux n'étaient pas en rupture comme aujourd'hui. Les conditions ont complètement changé la donne.
Granted, le gusse s'en tire en posant une question dans le titre de l'article (il ne se mouille pas) mais la seule véritable info qu'on tire de l'article, c'est davantage une certaine insécurité face au futur du liquide noir indispensable aux veines, aux artères et au coeur de l'économie mondiale.
Je ne sais pas si les vendeurs de pacotilles et de gugusses des chaînes de magasins continuent d'être aussi insistants (pour ne pas dire agressifs) quand il s'agit de vendre une "garantie prolongée" sur les dits gugusses et pacotilles. Du même acabit que le "chausson avec ça?" des arches dorées ou du "prendrez-vous l'Extra?" des proprios de dépanneurs pris dans le racket des impôts, pardon, des loteries, cette petite phrase anodine doit être à chaque fois évacuée d'un revers de la main ou d'un non catégorique de votre part.
Non seulement elle est inutile, la garantie prolongée est de loin inférieure en fait de rapport qualité-prix si on la compare à la garantie du fabricant/donneur de service. Cet article peut vous être utile à comprendre les raisons du refus catégorique de la garantie prolongée.
Ceux qui espéraient un peu d'action dans cette course à la chefferie du Parti Québécois sont enfin servis. André Boisclair qui détonne un peu du reste des candidats du P.Q. par son âge, son background ainsi que d'autre menus détails, vient de voir sa campagne de charme et de transparence se retourner un peu contre lui en raison de la propension au vedettariat et au potinage qu'ont développé les médias (au point du raffinement où la vie privée de l'artistocratie québécoise est devenue un outil puissant de marketing et d'homogéinisation culturelle) Boisclair se retrouve aspiré (sniffé?) dans une tornade médiatique et, comme d'habitude, on se presse pour voir l'étendue des dégâts.
Personnellement, comme je ne voterai pas pour Boisclair et que j'ai depuis longtemps abandonné le P.Q. comme le pendant bleu (souverainiste) du Parti Libéral, je n'ai pas grand chose à dire sur cette histoire de cocaïne sinon que ça ne change pas grand chose au personnage politique.
Prendre de la cocaïne n'a pas empêché George W. Bush de prendre la tête de la présidence des États-Unis. Mais comme Bush est une personne incompétente et peu intelligente en plus d'être complètement déconnectée de la réalité, je ne vois pas là non plus en quoi cela aurait changé grand chose à son mandat.
S'il fallait que les postes décisionnels soient refusés à des personnes ayant consommé de la drogue, je dois vous dire qu'il faudrait mettre à terre l'économie et les gouvernements de tous les pays... En Amérique du Nord on n'échappe pas à la règle. La plupart des dirigeants d'entreprises carburent à une substance quelconque, illégale ou non (ou les deux). Et ils ont de l'argent pour éviter de se faire prendre sur le fait.
Après la Bible en lego, voilà de l'art moderne recréé avec les célèbrespetites briques danoises!
J'ai fini par m'ouvrir un compte courriel Google.
Maintenant je le regrette un peu. Vous ne seriez pas nerveux de savoir qu'une entreprise peut contrôler ce qui paraît dans un engin de recherche, détient des images satellites très précises sur presque toute la planète, a son propre service de nouvelles et qu'elle détient toutes sortes d'info sur les gens qui utilisent les applications avec Google intégré?
Quand une petite entreprise démarre un nouveau service de messagerie instantanée, c'est cool parce que ça signifie qu'il y apossibilité d'innovation.
Quand une grosse entreprise quasi-multinationale fait la même chose, c'est signe qu'il y a stagnation économique. Ah et quand le créateur d'Arpanet et co-développeur des protocoles TCP/IP (vous savez ce qui permet à des serveurs de communiquer entre eux et de faire en sorte qu'INternet existe) se joint à ce genre d'entreprise, ça augure bien mal pour la diversité des services et de l'économie...
eBay achète Skype... Oracle achète Siebel (une rivale)... stagnation, stagnation... coudonc, je devrais peut-être acheter des lingots d'or moi...
Dick Cheney porte bien son prénom. Après avoir envoyé au diable quelqu'un sur le parquet du Sénat, un citoyen bien ordinaire a décidé de lui renvoyer la balle en public. Vous pouvez bien rire, M. Cheney, mais les morts de la Nouvelle-Orléans ne rient pas, eux.
Vu sur crooksandliars.com.
*UPDATE*
Il semblerait que le citoyen bien ordinaire était un médecin de Salle d'urgence qui voulait absolument faire savoir à Cheney à quel point il était furieux de voir comment l'administration républicaine était incapable de gérer la situation. Évidemment, comme les États-Unis sont le pays de la liberté d'expression, des policiers armés de M16 sont débarqués chez lui pour le menotter pendant 20 minutes...
In telegraphic manner, a few sentences to illustrate quite straightforwardly what it means to be poor.
En Amérique du Nord on parle souvent (bon, moins souvent à cause du prix du pétrole et des ouragans aux noms féminins) de la "housing bubble" et du fait qu'elle va bientôt éclater.
Pour ceux qui sont trop jeunes ou qui sont trop peu au fait du phénomène, sachez que, à l'heure actuelle, et c'est une tendance amorcée dans les années 1970, quand les économies occidentales ont commencé à stagner à cause des milliers de dollars détournés en subventions pour les banlieues et du peak oil américain, il est très difficile pour un individu de s'acheter une maison -- ou même de louer un espace habitable -- sans se saigner à blanc.
Pour ceux de la génération des 25-40 ans, il faut en effet débourser TROIS FOIS plus que la génération des 45-60 ans afin de s'assurer d'avoir un toit au-dessus de nos têtes. La seule issue, même pour les moyennement nantis, c'est de faire un emprunt dans un banque et de payer une hypothèque.
Qui plus est, ceux qui ont 45 à 60 ans ont pu bénéficier de l'éducation post-secondaire gratuite et parfois soit une "job" assurée ou vite trouvée (ou les deux) à la sortie de l'usine à apprentissage, sans expérience sur le terrain, pour commencer illico à amasser de l'épargne tout en payant sa maison.
Aujourd'hui, non seulement nous sommes déjà endettés par notre éducation (et certains "grands penseurs" et "économistes" ont trouvé le tour de nous endetter davantage) et pas le désir de surconsommation, le prix d'une maison est devenu si inabordable que de moins en moins de ménages peuvent s'enorgueillir de posséder une maison... un jour... parce que si les paiements venaient à faire défaut, les banques saisissent vites les biens qui leur appartiennent.
Même un simple appartement est devenu un casse-tête financier pour les Nord-Américains qui aspirent à vivre dans un monde sans impôts et où tout coûte 20 piasses. Surtout que bien des emplois rémunérateurs demandent un minimum de 5 ans d'expérience...
Aller ailleurs qu'en Amérique du Nord vous permet de vous échapper de cette situation? Détrompez-vous. Au Pays de Galles (Cymru), les jeunes ont les mêmes problèmes que les jeunes Québécois. Même dans les régions où l'immobilier est le plus "abordable", le revenu moyen des ménages, 29 259 £, le prix moyen d'une maison est de 65 251 £, soit plus du double des ressources financières à la disposition des jeunes. Cet article de la BBC en dit plus long.
Tant qu'on laissera les promoteurs immobiliers décider pour nous ce qui est bon pour une ville et qu'on en sera à la mode des condominiums et des maisons-châteaux à Saint-Profond-des-Creux, ou qu'on laissera les propriétaires spéculer comme bon leur semble avec la valeur des habitations, on se rapprochera lentement mais inexorablement du jour où on aura des bidonvilles et des gens vivant dans des boîtes de carton.
Mais attendez un peu... Nous en sommes déjà là!
Je viens de voir les deux clowns engagés à TQS (Télévision des Québécois Séniles) pour fouetter les masses endormies face à tous nos problèmes graves, Stéphane Gendron et Gilles Proulx, les Ding et Dong de l'analyse sociologique, les "monsieurs indignés" de service.
Le plus drôle ce n'est pas la façon dont ils se pompent mutuellement et font semblant de s'obstiner, ce n'est pas non plus le manque de cohérence des intervenants ("Je suis pour les habits à l'école" au lieu de "Je suis pour le port de l'uniforme à l'école" d'une madame indignée des jeunes d'aujourd'hui) mais bien la flagrante incapacité d'écrire correctement des techniciens de la chaîne télé qui montrent la question du jour, pour bien aguicher l'auditeur : "victime ou provocatante?" avec les numéros de téléphone pour déchirer sa chemise en public.
C'est vraivraiment choquatant de voir tatant d'erreurs typographitiques...
Au front de cette lutte pour la survie que représente désormais ce qui se trouve sur le terrain où avant il y avait une ville, le maire de Nouvelle-Orléans, Ray Nagin.
Nagin, en porte-à-faux avec la gouverneur de l'État de Louisiane qui ne tarissait pas d'éloge pour les secours arrivés drôlement tard, explique de façon crue et sans ambage la siuation là-bas [fichier mp3].
Je vous enjoint de l'écouter jusqu'au bout. Cet homme est visiblement ébranlé mais vous comprendrez mieux sa frustration et son incompréhension face à une certaine lenteur de la réaction des autorités gouvernementales. La vérité fait parfois très mal.
Je ne sais pas dans quel journal ça a été écrit mais ça vient de la Presse canadienne :
«Je présume qu'une fois qu'ils auront franchi l'étape actuelle, qui consiste à secourir les personnes sinistrées, et qu'ils entreront dans la phase de reconstruction, cela aura un effet positif pour l'industrie des matériaux de construction en général, tout particulièrement le bois d'oeuvre, le contre-plaqué et les panneaux OSB», a dit cet analyste [Mike Alexander, qui suit l'industrie forestière pour le compte de la firme KPMG Canada à Vancouver]
«A moyen terme, je ne vois pas pourquoi les compagnies canadiennes ne pourraient pas en profiter.»
Foutaise.
1) Il n'y a ni profit ni bénéfice lorsqu'il y a décès ou invalidité d'être humains.
2) Bien qu'il y aura des dépenses afin de nettoyer les dégâts et reconstruire des structures endommagées, il y aura d'autres dépenses non effectuées qui autrement auraient eu lieu. Je doute sérieusement que ces gens-là vont aller voir des films ou aller en vacances maintenant qu'il faut qu'ils se concentrent sur la reconstruction. Il y aura un changement dans la composition des débours, pas dans la quantité. L'aide des gouvernements représente une redistribution des revenus. Donc, les donneurs d'aide dépensent moins et les receveurs dépensent plus - une perte nette.
3) Il y a eu perte de richesse réelle. Katrina représente une dépréciation en acceléré. Des structures ainsi que d'autres biens tangibles ont été détruits. Ce qui veut dire que les services ou les "revenus" que ces biens tangibles ont produit (abri, transport, etc) ont disparu. La production de biens capitaux implique le report de la consommation actuelle. Autrement dit, certaines personnes vont devoir repousser à une date ultérieure leur consommation actuelle afin que les ressources épuisables puissent être utilisées pour reproduire des biens en capitaux. Si les ouragans ou les catastrophes naturelles représentaient vraiment des avantages économiques, il ne faudrait pas attendre les caprices de la nature. On pourrait en créer de façon artificielle. Sauf les guerres, qui détruisent non seulement le capital physique mais aussi le capital humain (c'est ce qui a mené l'Empire romain, l'Empire britannique, l'Empire français et l'Empire soviétique à leur ruine), on pourrait faire sauter des quartiers entiers après avoir donné le feu vert aux résidents pour rassembler leurs affaires et quitter leur foyer. Quel boum économique cela génèrerait!
Ce concept de désastres artificiel bons pour l'économie vous semble stupide, non? C'est pas plus stupide que les analystes qui voient des bénéfices économiques dans l'ouragan Katrina.