octobre 17, 2006
{~} TV On The Radio - Le National - October 13 {~}

So, this is how TV On The Radio sounds live...

J'ai vu le groupe de musiciens de Brooklyn se donner en spectacle au National vendredi dernier, n'ayant pour repères soniques qu'une prestation à David Letterman, leur dernier disque Return To Cookie Mountain et quelques mp3 glanés ici et là de leur premier opus ainsi que de leur excellent EP.

Je ne connaissais vraiment pas TV On The Radio avant le mois dernier, je le reconnais. J'en entendais parler, mais comme je suis assez imperméable à la "hype" et à ce que l'industrie du disque nous impose, j'ai attendu pour me faire ma propre idée... en fait, j'ai réussi à écouter le disque sur Internet avant de l'acheter et, déjà à ce moment quelques chansons m'ont fait frissonner. La plus exéubérante de l'album, We Are Wolves, qui, par coïncidence, est la chanson choisie par le groupe pour leur clip et leur présentation à Letterman.

Mais vendredi dernier, je n'avais pas vraiment d'attentes, seulement hâte de voir le groupe en chair et en os. Le National, je ne connaissais pas avant ce jour-là et il s'agit d'une salle de spectacle vraiment sympathique. Avant TVOTR, on se devait d'écouter Grizzly Bear, autre collectif new-yorkais aux arrangements éclectiques et complexes. Je connaissais encore moins GB, mais à la différence de TVOTR, j'ai été assez déçu de la performance. Les musiciens sont assurément compétents, et le batteur est le meilleur élément de l'ensemble; par contre, ils semblaient nerveux et leurs chansons n'ont jamais vraiment levé, souffrant de trop de phonovolubilité comme godspeed you black emperor! en spectacle (Je les avais vus à l'Olympia en 2000 avec dale).

Pour TVOTR, tout de suite, dès les premières notes de la première chanson (I Was A Lover) on sent le courant passer. Aussitôt la première chanson terminée, ils ont enchaîné avec les autres, équilibrant leur "set" avec des pièces des deux albums, sans pause, toujours avec brio, rendant Province et Staring At The Sun plus vivantes qu'en studio. Dirtywhirl a été vraiment sublime, et même les chansons moins upbeat comme Tonight ont électrisé la foule.

Le seul point faible du spectacle a été l'éclairage. Certains moments intenses ont été gâchés par une mauvaise utilisation des lampes et des faisceaux. Mais cela n'a toutefois pas trop entravé le courant, et on a eu droit à un long rappel bien mérité.

Posted by phonono at octobre 17, 2006 11:23 AM