J'attendais ce spectacle depuis longtemps mais j'essayais le mieux possible de ne pas développer d'attentes. J'ai bien aimé leur dernier album (lire sur EarPlugz, c'est-à-dire ici, ma critique), un album qui m'a agréablement surpris (je me méfie toujours des comebacks) surtout que David Gedge, leader et seul membre original de ce band de pop britannique, avait formé Wedding Present en 1985, donc il y a vingt ans de cela. Lorsque j'avais vu pour la première ey unique fois le quatuor en 1990, pour appuyer la sortie de Bizarro, j'avais été "flabbergasted" par l'énergie et la vivacité de ce groupe. surtout que ça me rappelait l'aspect festif et déjanté de XTC mais avec ce petit côté agressif normalement si absent de la pop.
Donc quinze ans plus tard, quoi penser de Wedding Present sur scène?
Je dois dire que le plus agréable c'est de voir un compositeur dans la quarantaine, surtout de ce type de musique qui vieillit (trop?) vite, assumer entièrement son vieux matériel. On a pu ainsi apprécier hier soir, 300 personnes et moi, une pièce qui se retrouvait sur Tommy (1986), également Kennedy, sur Bizarro (1989) et deux pièces de Seamonsters (1991). Autre aspect primordial de ce spectacle qui m'a attiré, c'est l'approche no-nonsense, donc, pas de grandiloquence, pas de guest musician avec un violon ou un synthé. Deux guitares, une basse, une batterie et quatre pédales de modification sonore. Pas de fioriture (genre poster géant comme pour le concert de Fear Factory, comme si le groupe voulait rassurer tout le monde qui sort des toilettes : "oui, c'est bien nous qui jouons, regardez, le panneau publicitaire au-dessus de nos têtes chevelues le mentionne clairement!") et, last but not least, un leader ni prétentieux ni arrogant, qui n'insulte pas les fans criant des titres de tounes, comme si, assurément, WP allait tout jouer ça ce soir-là.
Un spectacle cohérent sans être linéaire, puisant dans la totalité du répertoire du groupe, une pop de guitare qui n'a rien d'énervant comme tous ces groupes de Britpop (Oasis, Blur, etc.) Seules ombres au tableau de ce crépuscule musical : Wedding Present, fidèles à leur habitude, n'ont pas fait de rappel et Gedge a osé insérer une pièce de son projet Cinerama... ces ombres n'ont toutefois pas assombri l'éclat du sourire et du français de David Gedge. Thanks lads, and have a safe tour.
Merci au gars de Granby qui tenait absolument à me demander mon avls sur le spectacle ainsi qu'à partager son bonheur de voir un groupe "faire la job" comme qu'on dit par chez nous. Si ils passent dans votre ville, ne les manquez pas.
Posted by phonono at avril 28, 2005 03:04 AMEh bien, merci pour cette critique ! Ça donne envie d'y aller ! Faudrait que je me déplace vers eux parce qu'ils ne viendront pas à moi, en Gaspésie ! J'aime bien tes commentaires de musique et de spectacles.
Posted by: M ! on avril 29, 2005 11:07 AM