December 05, 2004

:: Earplugz 021 - Kataklysm - Serenity in Fire ::

En dépit du fait qu’ils furent avec Cryptopsy les plus évidents ambassadeurs du métal « made in Québec » en tournée sur tous les continents depuis Voivod, Kataklysm est un groupe qui m’a laissé un peu indifférent en comparaison à l’opinion populaire, exception faite de l'indéniable classique Temple of Knowledge (1996), qui comprenait alors dans ses rangs le quasi-psychopathe et fils illégitime de Dieu, Sylvain Houde comme vocaliste transcendant.

Passablement semblable à son prédécesseur, le très acclamé Shadows and Dust (2002), cette nouvelle offrande se veut relativement supérieure côté production sonore, mais quelque peu inférieure pour ce qui est du matériel en général. Il y a certes des pièces comme « Ambassador of Pain » et « For all our sins » qui sont excellentes et que l’on voudrait entendre live, mais de là à croire les nombreux critiques que l’on a affaire au meilleur album de Kataklysm à date, et ce à chacune des nouvelles sorties, je ne crois pas. Pas plus que de me faire croire que c’est réellement un humain (Martin Maurais) qui joue la batterie sur l’album. Non seulement certaines sections sont irréalistes dans un contexte humain (voir Vital Remains), mais les patterns agencés sans transitions fluides entre eux sonnent vraiment comme une programmation de drum-machine. Si je me trompe, je vous donne la permission de me traiter de gay. Quoi qu’il en soit, J-F Dagenais, guitariste fondateur du groupe, nous étonne toujours comme producteur (Malevolant Creation, Misery Index) et semble avoir opté pour un son de guitare plus « en rondeur » en fait de fréquences médianes; une présence dans le mix qui me rappelle légèrement celle de l’album Victims of this Fallen World (1998) avec une meilleure production, évidemment. Je ne dirai pas que c'est un album essentiel -- c’est peut-être parce que je ne suis tout simplement pas un vrai fan de Kataklysm, ce qui serait peut-être mon cas si leurs chansons figurant sur leur quatre derniers albums étaient toutes des « Damnation is here » (de Epic-The Poetry of War paru en 2001, sûrement la meilleure pièce du groupe depuis que Maurizio Iacono en est le vocaliste de front). Serenity Of Fire décoiffe malgré sa simplicité, pulvérise par moments, mais ne révolutionne pas le death metal d’aujourd’hui comme on veut si bien nous le faire croire.

Site Web du groupe

Posted by TowerOfDeath at December 5, 2004 11:41 PM