phonono.com {~} EarPlugz 002 :: Trans Am - TA (Thrilljockey 109)

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{~}EARPLUGZ - 002 - Rock moderne {~}

:: Retour vers le futur, avec Technologie Avancée
Deux ans après la sortie de Red Line, les trois rois hurluberlus champions des trames sonores de jeux d'arcade à 8 octets et des orchestrations quatre-vingtesques récidivent avec un sixième album qui va jusqu'au bout de leur affection pour le rétro récent. On pourrait croire que le trio est essoufflé; après tout, les années 1980 n'ont été qu'un grand vide musical, non? Et qu'est-ce que trois gusses qui jouent basse, guitare, batterie et claviers peuvent bien avoir à dire de neuf sans que ça sente le réchauffé, dites-moi?

TA est loin d'être le meilleur album de Trans Am, mais c'est loin d'être un mauvais album. Trans Am laisse de côté les expérimentations synthétiques qui ont perduré jusqu'à Red Line, les claviers stridents n'occupant plus que quelques chansons. Le VoCoder, utilisé à partir de Future World (au grand dam des fans de première heure qui n'avaient que d'éloges pour un groupe jusque là instrumental) laisse la place à la voix pure et simple, même une voix de femme (!) sur Different Kind Of Love. Trans Am ne se prend vraiment pas au sérieux, et c'est ce qui leur a permis d'évoluer à leur guise sans avoir à rendre de comptes à quiconque. D'ailleurs, la couverture du disque repousse les limites du mauvais goût, s'inspirant des pires couvertures (mal) léchées de Van Halen et la pochette intérieure fait sourire ou rire, selon que l'on apprécie la parodie. Ceux qui ne connaissent pas Trans Am ont là une bonne entrée à la matière, aucune chanson ne durant plus de 5 minutes. Ceux qui connaissent déjà doivent au moins écouter une fois du Genesis (1983-1987), du OMD (les premiers albums) pour se préparer mentalement...

Le disque commence avec Cold War, une envolée de synthétiseurs à la OMD, tandis que le jeu de basse style Peter Hook nous plonge droit au coeur des années 1980, et le VoCoder se fait discret. Molecules est tout à fait accrocheuse, et rappelle les meilleures années de Men Without Hats, avec plus de guitare. Cette dernière n'est pas encore terminée qu'on est lancé dans un workout digne de Jane Fonda, Run With Me, qui se transforme rapidement en postrock drôlatique s'inspirant d'Adam and the Ants. Trans Am revient rapidement à ses dadas, l'instrumental, avec Bonn et on a droit au bon vieux "dish out the keyboards". Le milieu de l'album est moins intéressant, même s'il comporte les plus grandes innovations du groupe (You Will Be There, un Huey Lewis en plus "dark". Patience, mélomanes, car le meilleur reste à venir. Party Station nous fait nager en eaux plus familières, Positive People est du pur Trans Am, de même qu'Afternight, qui évoque la première pièce du meilleur album de Trans Am, Surrender To The Night (1997); quant à Feed On Me, on a droit à un cocktail techno-funk bien homogène.

L'album se termine merveilleusement bien avec Infinite Wavelength, qui rappelle les moments forts de Future World. D'ordre général, TA se prend bien, il y a peu de batterie électronique et on sent que les musiciens sont plus à l'aise avec les synthés.

phononote : {~~~~~~} ou 10/14

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- Eric Plourde

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